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1881 __ Fanfare d’Ader
Clément Ader (1841-1925)
French comment : [...] La fanfare d'Ader est arrivée à reproduire, avec des sons très retentissants, un quatuor de cors de chasse sous la seule influence de chants de chasse fredonnés dans des espèces de microphones disposés un peu comme ceux des condensateurs chantants. Nous représentons dans la figure ci-dessous les quatre récepteurs qui produisent ces effets si remarquables ; chacun d'eux est muni, comme on le voit, d'une trompette dont l'anche est sans doute reliée au diaphragme vibrant. Quelle est la disposition intérieure du système ? Nous ne le savons pas ; car, jusqu'à présent, l'inventeur en a fait un mystère, mais ce que nous savons, c'est que les sons produits aux transmetteurs sont notablement amplifiés sur ces petits récepteurs, et c'est le seul exemple d'un microphone qui amplifie notablement les sons transmis par l'air au transmetteur. Le microphone, dans ces conditions, comporte bien le nom qui lui a été donné, et joue bien alors, par rapport aux sons, le même rôle que le microscope par rapport à la vue des objets. En ce moment, l'appareil ne s'applique qu'à la reproduction des sons musicaux, mais M. Ader compte bien appliquer sons principe à la reproduction de la parole dans toute une pièce, de sorte que l'on n'aura plus besoin de porter aucun instrument aux oreilles. Il fait remarquer, à l'appui de ses espérances, que tous les téléphones qui parlent aujourd'hui ont commencé par chanter, depuis le téléphone de Reiss jusqu'au condensateur chantant. Or, si on arrivait à developper la parole avec le volume du son de sa fanfare, et au lieu d'avoir des appareils téléphoniques, dans lesquels on échangerait une conversation, à telle distance qu'il conviendrait, sans se déranger de son fauteuil. Il y aurait dans cette découverte de quoi mettre en verve les poètes et les nécromanciens, car dans ce colloque à voix haute, n'ayant pour acteur qu'une seule personne, et échangé à une distance pouvant être considérable, on serait tenté de voir une adjuration aux esprits des ténèbres, et les contes d'Hoffmann pourraient bien être alors au-dessous de la réalité... Mais reprenons notre sérieux et disons que nous ne comprenons pas le mystère qu'on veut faire autour de cet appareil qui peut-être restera toujours un simple instrument de curiosité. Le mystère en matière de science ne se comprend plus aujourd'hui que chez les prestidigitateurs. (In "La Lumière Électrique)Journal Universel d'Électricité", 1e série, vol. 6, n°1-26, 1882, Paris : Union des syndicats de l'électricité, 4ième Année, Tome VI, 14 janvier 1882, No. 2, pp. 43-44) (In "La Lumière Électrique.Journal Universel d'Électricité", 1e série, vol. 6, n°1-26, 1882, Paris : Union des syndicats de l'électricité, 4ième Année, Tome VI, 25 février 1882, No. 8, pp. 187-188).
Urls : http://cnum.cnam.fr/CGI/fpage.cgi?P84.6/191/100/616/0/0 (last visited ) http://cnum.cnam.fr/CGI/fpage.cgi?P84.6/47/100/616/0/0 (last visited ) http://cnum.cnam.fr/CGI/fpage.cgi?P84.4/388/100/432/0/0 (last visited ) http://cnum.cnam.fr/CGI/fpage.cgi?P84.4/395/100/432/0/0 (last visited )

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