NMSAT :: Networked Music & SoundArt Timeline

1880 __ Transmissions téléphoniques de la voix
French comment : On télégraphie d'Omaha (Nebraska) aux journaux de New-York qu'une intéressante expérience téléphonique a été faite le 25 janvier entre le bureau télégraphique de la rive gauche du Missouri en face d'Omaha et le bureau de l'American Union à Saint-Louis ; ces deux points sont situés à 410 milles l'un de l'autre. L'expérience qui avait eu lieu précédemment entre le bureau central d'Omaha (rive droite) et Saint-Louis n'avait pas été satisfaisante. Deux ou trois interruptions de quelques secondes chacune ont été remarquées ; elles étaient dues à la secousse imprimée aux fils par la violente vibration qui les frappait. Une conversation ordinaire a été aisément soutenue entre Omaha et Saint-Louis. On a remarqué ce fait intéressant que, bien que la prononciation fût très claire, les paroles arrivaient invariablement avec la vibration d'une note de musique. Le chant a succédé à la conversation ; pas une note n'était perdue. C'est la première fois qu'une expérience téléphonique a eu lieu avec succès à d'aussi grandes distances.On lit dans l'"Indépendance Belge" : Une expérience des plus intéressantes à l'heureuse initiative de M. Chappée, a été faite samedi dernier entre le Mans et les forges d'Antoigné, au moyen de l'électrophone Louis Maiche. On sait que la distance n'est pas moindre de 24 kilomètres. La ligne télégraphique qui reliait les deux postes était voisine des lignes de l'État et de la Compagnie du chemin de fer de l'Ouest. Malgré ces conditions défavorables, la parole a été transmise d'une poste à l'autre avec la plus grande netteté ; on entendait même distinctement parler à voix basse. L'échange de dépêches et de nouvelles a pu se faire avec une rapidité qui n'a rien de commun avec la transmission des dépêches télégraphiques ordinaires. Cette expérience a affirmé de la manière la plus positive la possibilité de transmettre la parole à de grandes distances. (In "Faits divers", In "La Lumière Électrique)Journal Universel d'Électricité", 1e série, vol. 2, n°1-24, 1880, Paris : Union des syndicats de l'électricité, 3ième Année, 1 mars 1880, No. 5, p. 100).Des expériences téléphoniques ont été faites la semaine dernière à Marseille dans le local de la Société scientifique, rue Paradis, par M. Dupuy, représentant à Marseille des appareils Gower. Deux cornets acoustiques reliés à un poste du château Borély, par un fil électrique, appartenant à la Compagnie anglaise du câble transméditerranéen, permettaient aux invités de se mettre en communication directe avec une personne placée à l'entrée du parc, soit à une distance de 4 kil. environ. Les conversations étaient facilement perçues. Le chant en particulier a été reproduit avec succès ; la légende de la "Mère Angot" a été nuancée dans ses moindres détails. Nous lisons dans les journaux de Marseille qu'un réseau téléphonique du système Gower sera installé sous peu à Marseille. (In "Faits divers", In "La Lumière Électrique)Journal Universel d'Électricité", 1e série, vol. 2, n°1-24, 1880, Paris : Union des syndicats de l'électricité, 1 avril 1880, No. 7, p. 140).Le général de Nansouty, qui a créé au sommet du pic du Midi de Bigorre, dans le département des Hautes-Pyrénées, un observatoire météorologique, vient de faire installer sur la montagne un téléphone qui met la station scientifique du pic en communication avec la station télégraphique de la petite ville de Bagnères-de-Bigorre. La distance est de vingt-six kilomètres. Le général de Nansouty écrit au journal le "Progrès libéral" de Toulouse que son téléphone fonctionne d'une manière satisfaisante et qu'il peut converser chaque jour avec les habitants de Bagnères ; cependant lorsque le vent est violent il se produit une trépidation constante du fil télégraphique, ce qui nuit à la sonorité. (In "Faits divers", In "La Lumière Électrique)Journal Universel d'Électricité", 1e série, vol. 2, n°1-24, 1880, Paris : Union des syndicats de l'électricité, 1 avril 1880, No. 7, p. 140).La "Gazette de Cologne" annonce que l'administration allemande des postes et des télégraphes vient de faire poser une ligne téléphonique sur le Drachenfels (le rocher du Dragon), la plus célèbre des montagnes connues sous le nom de Siebengeberge ou les "Sept Collines" qu'a chantées Lord Byron, et où, d'après la tradition, le dragon aurait été tué par Siegfried, un des héros de l'épopée des Niebelungen. Le téléphone du Dragenfels part du village de Kœnigswinter sur les bords du Rhin et aboutit aux ruines du château. Il a été installé tout spécialement pour l'usage des touristes, qui visitent en foule, chaque été, ce site des environs de Bonn, et qui font l'ascension de la montagne. (In "Faits divers", In "La Lumière Électrique)Journal Universel d'Électricité", 1e série, vol. 2, n°1-24, 1880, Paris : Union des syndicats de l'électricité, 15 avril 1880, No. 8, p. 160).Le "Times", de Londres, a obtenu récemment du Metropolitan Board of Works l'autorisation d'établir une communication téléphonique entre son imprimerie et la Chambre des Communes. Des téléphones Edison ont été posés à chacune des extrémités des fils. Cet arrangement a eu pour résultat de mettre les compositeurs à la machine en relation directe avec le reporter du journal, et de permettre d'imprimer chaque partie des débats, d'une demi-heure à trois quarts d'heure plus vite que cela n'eût été possible auparavant. Les notes prises par le reporter à la Chambre sont lues directement au téléphone, dans une galerie voisine du lieu des séances, soit par le reporter lui-même, soit par une autre personne chargée de ce soin, et le compositeur à la machine, dans l'imprimerie, est assis pour recueillir les mots à l'autre extrémité de l'instrument. Le compositeur est muni d'un instrument qui transmet la parole et d'une cloche au moyen de laquelle, par des signaux très simples, consistant en un, deux, trois coups, il indique qu'il est prêt à recevoir le message, qu'il l'a reçu, qu'il l'a compris, etc., puis il l'imprime, et ainsi de suite, aussi longtemps que le temps le permet. Si le message n'a pas été compris, un signal l'indique et des explications sont données. Les noms propres peuvent être transmis lettre par lettre s'il s'élève un doute dans la transmission. L'administration du "Times" espère pouvoir avant peu appliquer ces méthodes nouvelles, même à la publication des discours prononcés dans une partie quelconque du Royaume-Uni, quand l'opposition de l'administration des postes, qui a cru devoir défendre son monopole du compte-rendu des reporters, aura été levée. (In "Faits divers", In "La Lumière Électrique)Journal Universel d'Électricité", 1e série, vol. 2, n°1-24, 1880, Paris : Union des syndicats de l'électricité, 15 juin 1880, No. 12, p. 248).
Urls : http://cnum.cnam.fr/CGI/fpage.cgi?P84.2/104/100/542/0/0 (last visited ) http://cnum.cnam.fr/CGI/fpage.cgi?P84.2/144/100/542/0/0 (last visited ) http://cnum.cnam.fr/CGI/fpage.cgi?P84.2/164/100/542/0/0 (last visited ) http://cnum.cnam.fr/CGI/fpage.cgi?P84.2/260/100/542/0/0 (last visited )

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