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1878 __ Exposition Universelle, Paris
Comment : An astute observer who had attended the 1867 exposition universelle might have detected some subtle but decisive changes in the nature of the exhibits. The steam engines and the decorative arts still dominated the 1878 exposition, as they had in all previous world's fairs. But now there were a number of smaller machines whose ingenuity and potential for universal usefulness captured the imagination of the public even more than the metallic monsters that hummed and banged in the heavy machinery section. One booth featured the first personal printing machine: the typewriter. Another display featured a novelty that promised to make carriage rides more endurable: rubber tires. And in the American section, visitors could marvel at a staggering array of personal appliances. The most dramatic embodiment -- for Europeans, and especially for the French -- of this quality of technological enterprise was Thomas Alva Edison. Edison was hailed as a universal talent who had grown up with no formal education, no advantages of aristocratic privilege or patronage. For the French people, who were still working through the first, tentative stages of their Third Republic, Edison symbolized the potential of human genius unhampered by artificial social constraints. Historian Raymond Isay has accurately assessed what Edison meant to the world in 1878 : "Self-taught engineer, savant who remained a worker, the train-boy become a millionaire, Thomas Alva Edison . . . with him, a new ideal of civilization comes to the people; an ideal on which the three most powerful myths -- mystiques!.of the modern age are based: the American myth, the myth of democracy, and the myth of science [Raymond Isay, "Panorama des Expositions Universelles"; Paris: Gallimard; pages 150-151]. For the hard-of-hearing, Edison had invented the megaphone. Fairgoers were astonished to hear how sound could be amplified with Edison's device. "This instrument," he told them, "can be placed on the knees of a deaf person in a theater, and the sounds can be intensified in the proportion of one to fifty, in the same manner as an opera glass intensifies the view" ["Illustrated Paris Universal Exposition", Sept. 14, 1878, page 218]. Even more acclaimed was the phonograph. The recording machine on display at the 1878 exposition was a simple mechanical device that used a mouthpiece for activating a notched disk which in turn made indentations for playback on tinfoil wrapped around a brass cylinder. First shown at the Philadelphia Exposition two years before, this device sent European journalists into ecstasies. In 1877, Edison showed his machine to British audiences, where they heard "God Save the Queen" sing forth from the strange device. One Parisian gazette even predicted.perhaps with malice ?.that the phonograph would render useless the tenors of the opera. A. Bitard wrote that some people in the audience at the phonograph booth suspected a trick.ventriloquism. But when the skeptics were finally satisfied that the device was authentic, people enthusiastically predicted marvelous uses for the phonograph. It could be used to teach foreign languages, said Bitard, by having speakers record equivalent French and English phrases for learners to hear and master. Edison himself had wide ambitions for his brainchild: "Here, you see, is a book for the ignorant, who have never learned to read. It will be used to make toys talk. . . It will be used by actors to learn the right reading of passages. In fact, its utility will be endless" ["L'Exposition Universelle de Paris, Journal Hebdomadaire", Number 3, pages 23-24]. One writer for L'Exposition Universelle de 1878 summed up the potential impact of this machine by comparing it to the two other great advances in communication of his century: "If space has been conquered by the telephone.a it has already been conquered, in a different fashion, by the telegraph.it is time that is conquered by the phonograph ["Illustrated Paris Universal Exposition", October 5, page 263]. Also on display was a telephone, invented by Alexander Graham Bell and improved by Edison. Though he was not the principal inventor of the telephone, Edison's improvements so dramatically enhanced the performance of this revolutionary new communications device that one commentator termed the display "a glorious triumph for Edison." It is a fair indicator of Edison’s prestige that, in spite of the fact that the telephone was not his invention, he shared almost equally in the glory of its presence at the exposition. But for all Parisians and visitors to the fair, the most dazzling display of Edison's genius came in June of 1878. Electric lighting had been installed all along the Avenue de l'Opera and the Place de l'Opera. And when the switch was thrown, flooding these famous places with a brilliance that no gaslight could achieve, Edison's triumph was complete. The Wizard of Menlo Park had changed forever the very complexion of the night! The three inventions associated with Edison.the phonograph, the electric light and, to a lesser extent, the telephone, all fulfilled what most fairgoers wanted from technology: sweeping, dramatic, and immediately useful improvements to their daily life. Hydraulic engineering for fountains or a canal was all very fine; but an invention that allowed them to capture and play back sound, to illuminate the streets and interiors of their houses, to speak with others across town or across the world.these made immediate sense to the millions who lined up to see and admire the work of the Wizard of Menlo Park. (. (In "Heroism in Defeat - The Paris Exposition Universelle of 1878" By Arthur Chandler, Reproduced from World's Fair magazine, Volume VI, Number 4, Copyright 1986, World's Fair, Inc.)
French comment : C'est que le télégraphe n'est plus aujourd'hui l'instrument réservé des transmissions de luxe ou d'extrême urgence ; ses tarifs ont été mis à la portée de tous, surtout en France depuis le 1er mai 1878, et tout le monde s'en sert : l'industrie pour ses approvisionnements, le commerce pour ses achats et ses ventes, la presse pour avoir des informations jusqu'à la dernière heure, chacun pour ses affaires pressées ou imprévues et bien souvent pour celles qui n'ont aucun de ces deux caractères. Cela suffit à expliquer le développement des lignes et l'accroissement du nombre des bureaux. [...] Le télégraphe devenant ainsi de plus en plus l'instrument nécessaire des affaires et des relations, il est tout naturel qu'on cherche à s'en servir dans les conditions les plus commodes et les plus rapides. Aussi les demandes de concessions privées deviennent-elles tous les jours plus nombreuses. Les établissements financiers, commerciaux ou industriels ne veulent plus avoir à porter leurs dépêches au bureau voisin ; ils se font relier télégraphiquement avec leurs maisons de commerce ; celles qui comportent plusieurs établissement disséminés, comme les sucreries, obtiennent un réseau qui les réunit tous, en vue de régulariser l'ensemble du travail. Dans les villes, les postes de pompiers, ceux de la police, sont reliés au centre de commandement. L'ingénieur en chef d'un grand fleuve est mis en communication avec ses divers agents et peut annoncer les inondations plusieurs jours avant qu'elles se produisent sur chaque point. Les chemins de fer se servent surtout dans une large mesure d'appareils et de procédés électriques. Pour satisfaire à tous ces besoins, l'ingénieur des télégraphes a des appareils qui varient suivant la nature et la longueur de la ligne, la nature et la quantité des transmissions à effectuer, la nature et la qualité des signaux à faire. [...] L'outillage des grandes lignes a été, on le voit, considérablement transformé depuis 1867 et bein amélioré sous le rapport du rendement. L'appareil Morse ne donnait que 20 dépêches à l'heure ; celui de Hughes en a fourni 45 ; celui de Wheatstone arrive à 80 ou 100, suivant la distance, mais il faut comooser les dépêches à l'avance ; ceux de Meyer et de Baudot en débitent 150 sans composition préalable. Les appareils autographiques sur lesquels on comptait pour arriver à de grandes simplifications de service, parce qu'ils donnent les fac-similés des dépêches ou des dessins originaux et que, par conséquent, il n'y avait plus à se préoccuper avec eux ni de combinaisons de signaux, ni d'erreurs de transmission, ont été pour ainsi dire absolument mis de côté ; c'est qu'il n'a pas été possible, jusqu'ici, d'augmenter leur rendement, relativement faible. Le rendement des appareils et celui des fils ont été les objectifs dominants de toutes les recherches depuis 1867, et l'on peut dire que ces recherches n'ont pas été vaines. Chemin faisant, on a trouvé la solution d'autres problèmes. Le téléphone, dont la voix était si faible au début, combiné depuis avec le microphone, se fait entendre aujourd'hui facilement au milieu du bruit et au bout d'une ligne plus longue. Il paraît convenir à la conversation plutôt qu'à un service de correspondances télégraphiques organisées. C'est un tuyau acoustique à longue portée, permettant de converser, de donner un avis ou un ordre, non plus seulement entre deux étages d'une maison ou à une centaine de mètres au plus, mais à plusieurs kilomètres de distance. On parle déjà de réseaux urbains au moyen desquels un bureau central pourrait mettre à volonté ses abonnés en relation entre eux ou se charger de leurs commissions. Les industriels, pour communiquer avec leurs usines, l'armée, pour ses expériences et ses manœuvres, tendent à adopter le téléphone. Les exploitations télégraphiques ont donc aujourd'hui à leur disposition les moyens de satisfaire aux exigences de leur trafic augmenté ; mais leur tâche est devenue plus difficile. Il ne suffit pas, en effet, d'avoir un réseau de lignes et de fils bien conçu, des appareils partout appropriés à la nature ou à la quantité de travail à faire : un grand bureau télégraphique est une véritable usine à transmissions, qui exige une organisation minutieusement étudiée, rigoureusement appliquée, des opérateurs habiles, une direction vigilante et entendue. Toute cette masse de correspondances qui arrive au centre d'une grande ville nécessite, pour être répartie dans les divers quartiers, des moyens de distribution puissants et rapides. La distribution par fils électriques comporte une transmission nouvelle, et ces fils, s'ils ne sont pas beaucoup plus nombreux qu'il le faut, s'encombrent facilement. On a alors recours aux transports par tubes souterrains au moyen de l'air comprimé. [...] (In "Rapport sur le Matériel et les Procédés de la Télégraphie", Exposition Universelle de 1878 à Paris, Groupe VI - Classe 65, par M. Bergon, Paris, Imprimerie Nationale, 1881, pp. 65-70)
Urls : http://charon.sfsu.edu/publications/ParisExpositions/1878EXPO.html (last visited ) http://expositions.bnf.fr/universelles/ (last visited ) http://cnum.cnam.fr/fSER/8XAE277.html (last visited ) http://cnum.cnam.fr/CGI/fpage.cgi?8XAE277-11.2/12/100/74/0/0 (last visited )

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