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1876 __ « Improvement in Telegraphy » - U.S. Patent No. 174.465 »
Alexander Graham Bell (1847-1922)
French comment : Comme Gray, Bell se rendit compte que le problème majeur était d'inventer des récepteurs capables de débrouiller les messages à l'arrivée. Bruce, dans son livre "Alexander Graham Bell and the Conquest of Solitude", souligne que, lors de ces premières expériences, Bell «avançait à tâtons par des chemins détournés qui auraient pu l'amener au principe du téléphone. Mais ce n'était pas ce qu'il cherchait. A chaque fois, il revenait donc vers ce qu'il considérait comme son but suprême : un système de télégraphie harmonique multiplex». Mais il ne fallut pas longtemps à Bell, qui enseignait le langage vocal, pour arriver à la notion de transmission électrique de la parole. Il y fut amené, de la même façon que Gray, par son travail sur la télégraphie multiplex. Dès lors, ce problème ne le lâcha plus : son « but suprême», la télégraphie multiplex, était passé au second plan. Plus tard, se rappelant son obsession de la transmission électrique de la parole, il devait déclarer : «Malgré tous les efforts que je faisais pour me concentrer sur la télégraphie multiplex, mon esprit était entièrement accaparé par ce problème. » [...] Cette démonstration [qui réussit à transmettre avec succès une partie du monologue d'Hamlet lors de l'Exposition du Centenaire] ne changea pas l'opinion du commanditaire (et futur beau-père) de Bell, qui ne voyait toujours dans le téléphone qu'un simple jouet. Elle servit même plutôt à le convaincre que Bell devait cesser de « passer d'un sujet à l'autre » avec ces expériences sur le téléphone et consacrer exclusivement ses efforts à perfectionner la télégraphie multiplex. «Si vous arriviez à faire une seule bonne invention en télégraphie, lui écrivit-il, vous pourriez doubler votre traitement actuel de professeur... et poursuivre ainsi vos expériences [sur le téléphone?] l'esprit tranquille.» Mais c'est seulement le 1er octobre 1876 que Bell rejeta enfin les arguments de Hubbard. Pendant une semaine entière, il se consacra uniquement au téléphone et, après plusieurs expériences réussies, écrivit à ses parents ces mots prophétiques (qui demandaient un certain courage pour l'époque) : «Si seulement je peux continuer [à travailler sur le téléphone], notre fortune est faite. Le succès [financier] ne fait plus aucun doute. Je sais que la fortune est entre mes mains. Je sais que le succès total est à la portée de la main.» Fin 1876, six mois après sa démonstration à l'exposition et neuf après sa première expérience réussie, Bell était enfin arrivé à convaincre Hubbard que le téléphone supplanterait un jour le télégraphe. [...] Tandis que ni ElishaGray ni la Western Union ne voyaient le moindre intérêt économique au téléphone, Alexander Bell et ses associés continuaient leurs démonstrations en mettant l'accent sur sa «praticabilité». Des hommes éminents tels que le président de Harvard et celui du MIT soutinrent le projet de Bell et, en un an, le scepticisme des experts se transforma en dépit. Une fois que les responsables de la Western Union eurent réalisé l'intérêt du téléphone, ils voulurent se lancer eux aussi dans cette affaire. Mais ils durent se passer des brevets de Bell. Fin 1877, la compagnie décida de contester la priorité de l'invention du téléphone à Bell. Elle passa donc un accord avec Gray et fonda ses revendications sur le caveat de ce dernier. L'histoire de la bataille juridique qui s'ensuivit est longue et confuse. Le procès porté devant la cour itinérante des Etats-Unis se termina par un compromis aux termes duquel la Western Union renonça à ses intérêts dans le téléphone au profit de l'American Bell Telephone Company, en échange d'une participation de 20 % sur toutes les royalties et les abonnements que celle-ci percevrait jusqu'à l'expiration des brevets. Ainsi se termina l'intervention de la Western Union sur le marché du téléphone. Mais pour Elisha Gray, les améliorations du téléphone continuaient, de même que la bataille juridique pour la priorité de l'invention. A l'époque du compromis, en effet, Gray venait juste de réaliser l'intérêt commercial du téléphone. (David A. Hounshell, "Elisha Gray et le téléphone - à propos de l'inconvénient d'être un expert")
Original excerpt : « Specification forming part of Letters Patent No. 174,465, dated March 7, 1876 ; application filed February 14, 1876.To all whom it may concern : Be it known that I, Alexander Graham Bell, of Salem, Massachusetts, have invented certain new and useful Improvements in Telegraphy, of which the following is a specification : In Letters Patent granted to me April 6, 1875, Nà. 161,739, I have described a method of, an apparatus for, transmitting two or more telegraphic signals simultaneously along a single wire by the employment of transmitting-instruments, each of which occasions a succession of electrical impulses differing in rate from the others ; and of receiving-instruments, each tuned to a pitch at which it will be put in vibration to produce its fundamental note by one only of the transmitting-instruments ; and of vibratory circuit-breakers operating to convert the vibratory movement of the receiving-instrument into a permanent make or break (as the case may be) of a local circuit, in which is placed, a Morse sounder, register, or other telegraphic apparatus. [...] My present invention consists in the employment of a vibratory or undulatory current of electricity in contradistinction to a merely intermittent or pulsatory current, and of a method of, an apparatus for, producing electrical undulations upon the line wire. The distinction between an undulary and a pulsatory current will be understood by considering that electrical pulsations are caused by sudden or instantaneous changes of intensity, and that electrical undulations result from gradual changes of intensity exactly analogus to the changes in the density of air occasioned by simple pendulous vibrations. The electrical movement, like the aerial motion, can be represented by a sinusoidal curve or by the resultant of several sinusoidal curves. [...] Having described my invention, what I claim, and desire to secure by Letters Patent is as follows : [...] 5) the method of, and apparatus for, transmitting vocal or other sounds telegraphically, as herein described, by causing electrical undulations, similar in form to the vibrations of the air accompanying the said vocal or other sound, substantiannly as set forth. In testimony whereof I have hereunto signed my name this 20th day of January, A.D. 1876. Alex. Graham Bell. »
Urls : http://www.google.com/patents?vid=174465 (last visited ) http://documents.irevues.inist.fr/bitstream/handle/2042/30882/C%26T_1983_10_61.pdf?sequence=1 (last visited )

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