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1837 __ The first electric telegraph
Charles Wheatstone (1802-1875), William Fothergill Cooke (1806-1879)
Comment : The first electric telegraph (deflected needle technology) installed in England on a 13 mile stretch between Paddington and West Drayton, by William F. Cooke and Charles Wheatstone (d. 1875). (Tom Standage)Wheatstone abandoned his idea of transmitting intelligence by the mechanical vibration of rods, and took up the electric telegraph. In 1835 he lectured on the system of Baron Schilling, and declared that the means were already known by which an electric telegraph could be made of great service to the world. He made experiments with a plan of his own, and not only proposed to lay an experimental line across the Thames, but to establish it on the London and Birmingham Railway. Before these plans were carried out, however, he received a visit from Mr. Fothergill Cooke at his house in Conduit Street on February 27, 1837, which had an important influence on his future. Sir William Fothergill Cooke and Sir Charles Wheatstone were the first to bring the electric telegraph into daily use. An experimental line, with a sixth return wire, was run between the Euston terminus and Camden Town station of the London and North Western Railway on July 25, 1837. The actual distance was only one and a half mile, but spare wire had been inserted in the circuit to increase its length. It was late in the evening before the trial took place. Mr. Cooke was in charge at Camden Town, while Mr. Robert Stephenson and other gentlemen looked on; and Wheatstone sat at his instrument in a dingy little room, lit by a tallow candle, near the booking-office at Euston. Wheatstone sent the first message, to which Cooke replied, and 'never,' said Wheatstone, 'did I feel such a tumultuous sensation before, as when, all alone in the still room, I heard the needles click, and as I spelled the words, I felt all the magnitude of the invention pronounced to be practicable beyond cavil or dispute.' In spite of this trial, however, the directors of the railway treated the 'new-fangled' invention with indifference, and requested its removal. In July, 1839, however, it was favoured by the Great Western Railway, and a line erected from the Paddington terminus to West Drayton station, a distance of thirteen miles. Part of the wire was laid underground at first, but subsequently all of it was raised on posts along the line. Their circuit was eventually extended to Slough in 1841, and was publicly exhibited at Paddington as a marvel of science, which could transmit fifty signals a distance of 280,000 miles in a minute. The price of admission was a shilling. Notwithstanding its success, the public did not readily patronise the new invention until its utility was noised abroad by the clever capture of the murderer Tawell. Between six and seven o'clock one morning a woman named Sarah Hart was found dead in her home at Salt Hill, and a man had been observed to leave her house some time before. The police knew that she was visited from time to time by a Mr. John Tawell, from Berkhampstead, where he was much respected, and on inquiring and arriving at Slough, they found that a person answering his description had booked by a slow train for London, and entered a first-class carriage. The police telegraphed at once to Paddington, giving the particulars, and desiring his capture. 'He is in the garb of a Quaker,' ran the message, 'with a brown coat on, which reaches nearly to his feet.' There was no 'Q' in the alphabet of the five-needle instrument, and the clerk at Slough began to spell the word 'Quaker' with a 'kwa'; but when he had got so far he was interrupted by the clerk at Paddington, who asked him to 'repent.' The repetition fared no better, until a boy at Paddington suggested that Slough should be allowed to finish the word. 'Kwaker' was understood, and as soon as Tawell stepped out on the platform at Paddington he was 'shadowed' by a detective, who followed him into a New Road omnibus, and arrested him in a coffee tavern. Tawell was tried for the murder of the woman, and astounding revelations were made as to his character. Transported in 1820 for the crime of forgery, he obtained a ticket-of-leave, and started as a chemist in Sydney, where he flourished, and after fifteen years left it a rich man. Returning to England, he married a Quaker lady as his second wife. He confessed to the murder of Sarah Hart, by prussic acid, his motive being a dread of their relations becoming known. Tawell was executed, and the notoriety of the case brought the telegraph into repute. Its advantages as a rapid means of conveying intelligence and detecting criminals had been signally demonstrated, and it was soon adopted on a more extensive scale. (John Munro)
French comment : Le meilleur employé de la télégraphie, en se servant de l'appareil Morse, ne peut expédier plus de 25 dépêches de 20 mots, ou 300 mots dans une heure. Encore serait-il incapable de poursuivre ce travail avec la même rapidité, pendant l'heure suivante. Le système de la transmission automatique permet d'accroître le nombre de dépêches. expédiées dans un temps donné. La dépêche étant composée à l'avance sur des bandes, par des employés spéciaux, sans que le fil télégraphique soit utilisé, le fil du télégraphe reste disponible pendant le temps où l'on perfore la dépêche sur la bande; et de plus, la transmission se faisant sans aucune interruption comporte une rapidité supérieure à celle de la transmission ordinaire par un seul employé. Wheatstone, l'un des créateurs de la télégraphie électrique, est l'inventeur de la méthode de transmission rapide, désignée communément en Angleterre, où elle est fort en usage, sous le nom de “Jacquard électrique”, parce qu'elle rappelle les cartons perforés du métier Jacquard. Ce système télégraphique exige, comme nous l'avons dit plus haut, que les dépèches soient préparées à l'avance. La préparation consiste à perforer les bandes de papier, de trous dont l'espacement et la disposition correspondent aux points, aux traits et aux intervalles qui composent les signes de l'alphabet Morse. Ainsi, deux trous en ligne droite, placés vis-à-vis l'un de l'autre, forment un point, et deux trous en diagonale, un trait. Un trou isolé de là bande centrale correspond à l'intervalle de deux lettres, et trois trous à celui de deux mots. Nous n'avons pas besoin de dire que ce n'est pas l'expéditeur lui-même de la dépêche qui est obligé de perforer la bande de papier. Il remet sa dépêche, écrite en langue ordinaire, à un employé, lequel s'occupe de la traduire sur une bande de papier, qu'il perfore ainsi qu'il va être dit. [...] Les bandes étant ainsi perforées, si on les place dans le “transmetteur” qui se compose d'aiguilles métalliques verticales, venant, à certains intervalles, se mettre en contact avec le papier qui se déroule d'un mouvement uniforme quand les trous du papier laisseront passer les aiguilles, le courant électrique de la ligne sera établi. Quand, au contraire, les aiguilles rencontreront le papier plein, le courant sera interrompu par suite de la non-conductibilité de cette substance. C'est, comme on le voit, le principe des cartons Jacquard des métiers à tisser les étoffes façonnées, transporté dans le domaine de l'électricité. [...] « Pour utiliser un appareil alliant une telle célérité de transmission à, d'aussi puissants moyens d'enregistrement, il devenait nécessaire d'adopter un système spécial de transmissionet de réception pour économiser le travail manuel et tirer du fil le maximum de rendement. Les dépêches passent donc en groupe à la machine qui doit les transmettre par le fil ce qui veut dire que pour un circuit d'une longueur de 500 kilomètres, 12 dépêches de 30 mots sont poinçonnées sur un ruban continu et envoyées par le transmetteur à la fois et vice versa. Le fil de Londres à Birmingham, par exemple, peut envoyer quatre groupes, distincts de 12 dépêches chacune, et recevoir trois groupes semblables dans une heure. Cela équivaut à 84 dépêches de 30 mots chacune; sur une moyenne de 5 lettres par mot, cela forme un total de 12,600 lettres, et 210 lettres par minute. Cela revient encore à 42 mots par minute, en y comprenant tous les accusés de réception et formalités d'usage. Une semblable rapidité n'exige qu'un personnel de cinq employés aux stations de réception et de transmission, àsavoir: deux pour poinçonner les dépêches sur le papier bande,deux pour écrire et transmettre, et un cinquième pour manier l'appareil, accuser les réceptions, demander les répétitions. Le système qui vient d'être décrit est employé sur plusieurs des grands circuits d'Europe, mais surtout en Angleterre. Son avantage principal consiste, non seulement dans sa grande exactitude, mais encore dans l'augmentation de vitesse qu'il procure. On peut dire qu'il double la capacité des fils. Malheureusement, il entraîne des frais supplémentaires. Quand il doit fonctionner plusieurs heures consécutives, il faut, pour son service, deux employés perforateurs, un employé ajusteur et trois écrivains au bout de chaque fil. (Louis Figuier)Considérée au point de vue des relations de peuple à peuple, de gouvernement à gouvernement, de famille à famille, d’individu à individu, la télégraphie électrique, en annulant les distances, comble un vide immense, et devient un bienfait vraiment providentiel et humanitaire d’une portée tellement incommensurable, que ce ne sera pas trop de quelques années encore pour le faire apprécier à sa juste valeur. “Le télégraphe électrique, dit M. Walker, a une existence à part; il ne peut être remplacé par rien, il fait ce que la poste ne peut pas faire; il distance les pigeons voyageurs, il va plus vite que le vent, il arrache le sablier de la main du temps, et efface les limites de l’espace. Or, pendant qu’il peut arriver que le télégraphe fasse des transports qui pourraient quelquefois s’opérer autrement, il faut que l’on ait recours à lui quand ‘tous les autres moyens ne sauraient le remplacer’, et quand il faut exécuter un service qu’il serait matériellement ‘impossible d’accomplir autrement’. Dans un grand pays commercial comme l’Angleterre, et dans un pays où les relations sociales sont si étendues, ces circonstances se présentent à chaque instant, et sont, comme nous le voyons par les dépêches qu’on nous confie, du caractère le plus varié. Si nous pouvions soulever le voile des secrets que nos rapports avec le public nous obligent de garder sur la correspondance dont on nous fait les dépositaires, il y aurait de quoi remplir plusieurs volumes d’anxiétés domestiques calmées par la télégraphie électrique. C’est surtout dans les circonstances graves et soudaines que le public a recours à nous, comme on a recours au médecin en cas de maladie. Ces anxiétés ont quelquefois un côré comique; d’autres fois, elles sont excessivment pénibles. Nous avons été chargés de commander un turbot et un cercueil, un dîner et un médecin, une nourrice au mois et une jaquette de course, une machine industrielle et une chaîne-câble, un uniforme d’officier et des glaces du lac de Wenham, un ecclésiastique et une perruque d’avocat, un étendard royal et un panier à vin, etc. Que d’objets divers les voyageurs de chemins de fer ont retrouvés au moyen de télégraphes ! Que de criminels découverts, que de vols prévenus, que de spéculations mauvaises arrêtés à temps, que de marchés conclus, que d’accidents évités ! La liste suivante, qui est loin d’être complète, donnera quelque idée des diverses espèces et de la multiplicité des services rendus par le télégraphe : Accidents, Santé, Sentences, Annonces, Hôtels, Nouvelles navales, Rendez-vous, Jugements, Récoltes, Arrivées, Pertes de bagage, Douanes, Arrestations, Marché, Morts, Banquiers, Médecins, Départs, Lits, Météorologie, Dépêches, Billets, Passagers, Accidents de convois, Naissances, Paiements, Meurtres, Séditions, Polices, Nouvelles, Conseils, Politique, Nourrices, Courriers, Poste aux chevaux, etc., Ordres, Élections, Rapports demandés, Provisions de mer, Adultères, Remises, Courses, Témoignages, Répit, Témoins, Fonds et partages, Vols, Naufrages, Gouvernement, Mouvements royaux, etc. En jetant les yeux sur cette liste, n’est-on pas frappé de la confiance du public dans le télégraphe ! Pour adresser à notre ami le plus cher une lettre remplie des plus secrètes pensées de notre cœur, et pour confier un tel document à des mains étrangères, à des hommes que nous n’avons jamais vus, dont nous n’avons aucune idée personnelle, il faut avoir uen grande confiance, une grande foi dans les institutions de notre pays. Le facteur de la poste ignore les joies ou les douleurs qu’il porte; il en est tout autrement avec le télégraphe, nous sommes dans la confidence du public, nous connaissons la nouvelle que nous portons. La preuve que cette confiance est bien placée, c’est l’augmentation progressive dans le nombre et la valeur des dépêches qui nous sont confiées”. (In Théodore du Moncel, “Exposé des applications de l’électricité”, Tome troisième “Applications Économiques de la Télégraphie Électrique”, 1857)
Source : Munro, John (1891), “Heroes of the Telegraph”, Published by BiblioBazaar, 2008, Chapter 1, p. 25, and Published by Icon Group International Inc (Webster’s French Thesaurus Edition), p. 17.
Source : Standage, Tom (1998), “The Victorian Internet”, The Berkley Publishing Group, New York, p. 45.
Source : Bontemps, Ch. (1875), "Le Progrès de la Télégraphie — Le Jacquard électrique de Sir Ch. Wheatstone", In La Nature. Revue des sciences et de leurs applications aux arts et à l'industrie. Suivi de : Bulletin météorologique de La Nature, Boîte aux lettres, Nouvelles scientifiques, 1875 : Troisième année, deuxième semestre : n° 105 à 130, Paris : Masson, p. 84-85.
Source : Source: Figuier, Louis (1867-1891), "Supplément au Télégraphe Électrique", In "Les Merveilles de la Sciences ou Description des Inventions Scientifiques depuis 1870 - Supplément", Paris: Jouvet et Cie (Eds), pp. 523-603.
Source : Du Moncel, Theodore (1857), “Exposé des applications de l’électricité”, Tome troisième “Applications Économiques de la Télégraphie Électrique”, Deuxième Édition, Paris: Librairie de L. Hachette et Cie, Rue Pierre Sarrazin, 14, Imprimerie de J. Claye, Rue Saint-Benoît, 7, pp. 104-106.
Urls : http://www.worldwideschool.org/library/books/tech/engineering/HeroesoftheTelegraph/chap1.html (last visited ) http://www.worldwideschool.org/library/books/tech/engineering/HeroesoftheTelegraph/chap2.html (last visited ) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k24678x.image.f527 (last visited )

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