NMSAT :: Networked Music & SoundArt Timeline

1827 __ Solresol — Téléphonie musicale
François Sudre (1787-1862)
Comment : In telecommunication, telephony (pronounced /təˈlɛfəni/ or teh-LEH-fuh-nee) encompasses the general use of equipment to provide voice communication over distances, specifically by connecting telephones to each other.François Sudre, a French engineer, presented a procedure for the formation of a musical language. The Académie des Beaux-Arts de l'Institut, in its report of 1827, found that "the author perfectly fulfilled the goal he set out to one another, of transmitting them long distances and in the deepest night, is a true service to society". In Sudre's musical language, the seven notes of the scale could be used to express any idea. Using only three notes, Sudre devised "telephony", in other words, "the art of using the sounds of an instrument to send from a distance signals transmitting orders, dispatches, and phrases inscribed in advance in a special vocabulary [...] designed to conform to the range of the regulation bugle and to adapt it to military art". The idea of a language coded in music is linked to the idea of military order and imperial universality. Similarly, on February 21, 1891, in the Grand Amphitheater of the Ecole des Hautes Etudes Commerciales (the location is symptomatic) "Volapuk", or "Word Language" (from "vol" for "world" and "pük" for "speak") was unveiled : exchange still thought itself capable of imposing a universal language as a spece for the production of messages recorded and distributed worldwide, and of making the phonograph a privileged auxiliary of this strategy of the existing powers. (Jacques Attali, "Noise : the political economy of music", coll. "Theory and history of literature", Vol. 16, Manchester University Press ND, 1985, p. 92)Jean-François Sudre was a French author and musician born in Albi, France in 1787 and died in Paris in 1862. He is best known for his work on developing a musical language called "Solresol". Solresol was invented by François Sudre (1787-1864). He started working on it in 1817 and work on it continued until 1866. Sudre hoped Solresol would be used to facilitate international communication and deliberately made the language very simple, so it would be easy to learn, and unlike any natural language to avoid giving an advantage to any particular group of people. Solresol was the first artificial language to be taken seriously as an interlanguage. It is also the first and only musically-based interlanguage; or at least the only one to make any headway. Solresol has seven syllables based on the Western musical scale: do re mi fa so la si, though you don't have to be familiar with music in order to learn it. The total number of Solresol words is 2,660: 7 words with one syllable; 49 with two syllables; 336 with three syllables and 2.268 with four syllables. (Compiled from various sources)
French comment : “Téléphonie” fut d’abord le nom donné par François Sudre, dans les années 1830, à son système de transmission de sons à distance, basé sur les notes de musique, pour l’échange de messages. 1836 (Langue musicale ou téléphonie, inventée par F. Sudre [appelée télégraphe musical en 1828 ds le Moniteur universel, 16 nov., p. 1714]. Jean-François Sudre, né à Albi le 15 aout 1787, décédé à Paris le 3 octobre 1862, est un musicien et professeur de musique français, connu pour avoir inventé la téléphonie et la Langue musicale universelle appelée ensuite "Solresol". Admis au Conservatoire de Paris, il suit l’enseignement de François-Antoine Habeneck pour le violon et de Charles-Simon Catel pour l’harmonie. Il enseigne d’abord chant, guitare et violon à Sorèze puis fonde, en 1818 une école d’enseignement mutuel pour la musique à Toulouse et publie quelques pièces. En 1822, il ouvre un magasin de musique à Paris. Dès 1817, il pense à un système de communication à distance par les sons des instruments de musique. En janvier 1828, il le propose à l’examen de l’Institut de France dont une commission composée de Prony, Arago, Fourier, Baoul-Rochetle, Cherubini, Lesueur, Berlon, Catel et Boieldieu exprime son approbation : « La commission croit que ce nouveau moyen de communication de la pensée peut offrir de grands avantages, et que le système de M. Sudre renferme en lui tous les germes d'une découverte ingénieuse et utile.[1] ». Le ministère de la guerre se montre intéressé et fait faire au Champ-de-Mars des expériences de communication au clairon qui se révèlent concluantes. La marine conclut de même. Sudre donne dès lors à son système le nom de téléphonie. À partir de 1833, il donne des conférences en France, Belgique, Angleterre, où il fait la démonstration de traduction instantanée de phrases dictées tout en améliorant son système, ce que note un rapport des académies de l’Institut de France en date du 14 septembre 1933. Il publie à Paris, en 1838, une brochure de 62 pages, en format in-8°, Rapports sur la langue musicale inventée par M. F. Sudre, approuvée par l’Institut royal de France, et opinion de la presse française, belge et anglaise, sur les différentes applications de cette science. Pour permettre l’utilisation de sa langue par les aveugles, sourds et muets, il la transforme en supprimant intonation et son, n’en laissant que les éléments rythmiques traduits par les mains. Il travaille aussi à un double dictionnaire qui ne sera publié qu’en 1866, après sa mort. Le jury de l'Exposition universelle de 1855 vote une récompense de dix mille francs qui lui est payée par le gouvernement français. En 1862, la section de musique du jury de l'Exposition internationale de Londres, qui teste la méthode et constate sa fiabilité, demande qu’une pension viagère soit accordée à l’inventeur, ce qui est accordé. Sudre a publié des solos de violon avec orchestre ou piano, des romances, des nocturnes à deux et trois voix ; il est aussi l’auteur des chants patriotiques "la Colonne" et "le Champ d'Asile". (Compiled from various sources)Sur la langue universelle de Sudre -- par M. Boleslas Gajewski -- Il y a plus de cinquante ans, un homme de génie, un Français, a écrit et publié tout ce qu'on vous a exposé récemment au point de vue général sur l'utilité d'une langue universelle, à propos du volapuk. Cet homme, François Sudre, a commencé par se demander s'il n'y avait pas, dans le langage ordinaire des musiciens de tout l'univers, les éléments de la nouvelle invention si désirable, et il a trouvé. Les notes de musique ont, par une bonne fortune, des noms que tout le monde connaît, des noms si jeunes qu'ils ont été adoptés partout, et que la petite Japonaise qui apprend le piano dit : Do, ré, mi , fa, sol, la, si, aussi bien que la petite Française ou que la petite Italienne. En possession des éléments de sa langue universelle, Sudre remarqua bien vite que cette langue allait pouvoir être parlée d'une grande quantité de manières, toutes aussi faciles les unes que les autres et accessibles à tous, à tel point qu'un aveugle-sourd-muet allait pouvoir converser avec un autre aveugle-sourd-muet étranger : 1) deux personnes venues de n'importe quel point du globe se comprendront parfaitement en prononçant les mots formés par do, ré, mi, fa, sol, etc. ; 2) deux musiciens sachant les idées représentées par les syllabes musicales et par leurs combinaisons deux à deux, trois à trois, quatre à quatre, vont pouvoir s'entretenir, sans parler, par le moyen de leurs instruments respectifs ; 3) une personne, même aveugle-sourde-muette, en prenant la main d'une autre personne aveugle-sourde-muette et en touchant cette main, de l'index de sa main droite, va pouvoir dire tout ce qu'elle voudra ; etc. [...] Les mots, dans la langue universelle de Sudre, ne sont jamais classés au hasard ; ils sont toujours rangés avec un ordre méthodique et raisonné, qui en rend l'étude facile et attrayante. Exemple : "Doredo" (le temps), "Doremi" (le jour ; la journée), "Dorefa" (la semaine), "Doresol" (le mois), "Dorela" (l'année), "Doresi" (le siècle). Je crois fermement, messieurs, que la langue universelle inventée par François Sudre deviendra le lien sympathique qui unira un jour toutes les nations. (Boleslas Gajewski, "Sur la langue universelle de Sudre", In "Bulletins de la Société d'anthropologie de Paris", Année 1885, Volume 8, Numéro 8, Séance du 1er octobre 1885, pp. 602-617)La "Langue musicale universelle", ainsi qu'elle est appelée par son auteur, n'est, en effet, autre chose qu'une ingénieuse "téléphonie" : les diverses commissions de l'Institut (1827, 1833) et des ministères de la guerre (1843) et de la marine (1864), à l'examen desquelles elle a été soumise, ne l'ont pas entendu autrement. Les séances publiques que Sudre a données dans les théâtres et salles de concert de Bruxelles (1840), Paris (1842), Londres (1852), Berlin (1854), Plombières (1857), etc., n'ont dû leur succès qu'à la partie musicale du programme : les spectateurs étaient émerveillés, et, ma foi, non sans raison, de voir l'inventeur et l'artiste qui l'accompagnait se transmettre "à distance" leurs idées, au moyen d'un simple violon ou d'une trompette. Les journaux de Plombières ont même rapporté dans le temps quel fut l'étonnement de Napoléon III, lorsque le compagnon de Sudre répéta textuellement la phrase écrite sur un bout de papier par ensuite par le conférencier sur son violon. J'aurais mauvaise grâce à ne pas ajouter que l'invention de Sudre a été jugée digne, par le jury international de l'Exposition universelle de 1855, d'une "récompense exceptionnelle de 10 000 francs", et qu'elle fut honorée d'une "médaille d'honneur" à l'Exposition de 1862 à Londres. [...] Je me résume donc : l'invention de Sudre, considérée comme "téléphonie musicale", me semble en principe aussi simple qu'ingénieuse ; considérée comme "langue universelle", soit parlée, soit écrite, elle ne me paraît avoir ni valeur linguistique, ni valeur pratique. (M. Kerckhoffs, In "Bulletins de la Société d'anthropologie de Paris", Année 1885, Volume 8, Numéro 8, Séance du 1er octobre 1885, pp. 606-611)
Urls : http://www.labirintoermetico.com/12ArsCombinatoria/lingue_universali/Gajewski_B_Grammaire_du_SolReSol_Sudre.pdf (last visited ) http://www.omniglot.com/writing/solresol.htm (last visited ) http://web.archive.org/web/*/http://www.uniovi.es/solresol/ (last visited ) http://mozai.com/writing/not_mine/solresol/ (last visited ) http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bmsap_0301-8644_1885_num_8_1_6405 (last visited )

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