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1690 __ « Un Voyage Supposé, en 1690 »
‣ In “Les Fables de Fénelon”
Fénelon (François de Salignac de La Mothe-Fénelon) (1651-1715)
Comment : The first begginings of photography go further back even than Porta’s camera obscura. A lens was necessary to perfect that apparatus, and this is a device of very ancient origin. One that was found in the ruins of Nineveh is now on exhibition in the British Museum. During the middle ages the manufacture and properties of simple lenses were well understood in Europe. There is, moreover, an ancient Chinese tradition which credits the sun with producing pictures of the neighboring objects upon the ice covered surfaces of lakes and rivers. A similar idea must have possessed the mind of Fénelon when, in 1690, he wrote his fable called “Un Voyage Supposé”, descriptive of the journeys of an imaginary personnage. (W. L. Lincoln Adams)Fénelon, who died long before Carl Wilhelm Scheele (1742-1786, the well-known chemist) was born, gives in one his fables a method of picture-making which may be regarded as foreshadowing the beautiful art which is new of service to mankind in so many different ways. It occurs under the title "Voyage Supposé". (Tri-County Chronicle, Cass City, Michigan, Vol. 7, N° 31, 16 Dec 1904)The French poet and writer Fenelon wrote what might be considered a non-fiction(?) fable on the effects of nature's reflection. Whether this is fiction or real we leave to the reader however, consider SHOA ONG 121 B.C. and 1760 DE LA ROCHE. Also remember (see 40-96 A.D. PABLIUS PAPINIUS STATIUS) the poem 'The Hair of Earinus' by Statius . . . "do you only fix your glance upon it and leave your features here. Thus he spoke and showed the mirror with the image caught therein.". (Paul Burns)
Original excerpt 1 : « There was no painter in that country; but if anybody whished to have the portrait of a friend, of a picture, a beautiful landscape, or of any other object, water was placed in great basins of gold and silver, and then the object desired to be painted was placed in front of that water. After a while the water froze and became a glass mirror, on which an ineffaceable image remained. » (Translated by T.L. Hopeworth)
Original excerpt 2 : « Il y a quelques années que nous fîmes un beau voyage dont vous seriez bien aise que je vous raconte le détail. Nous partîmes de Marseille pour la Sicile, et nous résolûmes d’aller visiter l’Égypte. Nous arrivâmes à Damiette, nous passâmes au grand Caire. [...] Il n’y avait aucun peintre dans tout le pays, mais quand on voulait avoir le portrait d’un ami, un beau paysage, ou un tableau, qui représentât quelque autre objet, on mettait l’eau dans de grands bassins d’or et d’argent; puis on opposait cette eau à l’objet qu’on voulait peindre. Bientôt l’eau, se congelant, devenait comme une glace de miroir, ou l’image demeurait ineffaçable. On l’emportait où l’on voulait, et c’était un tableau aussi fidèle que les plus polis glaces de miroir. [...] Quoique le climat soit très doux et le ciel très constant en ce pays-là, l’humeur des hommes y est inconstante et rude. Voici un remède dont on se sert pour les adoucir. Il y a dans ces îles certains arbres qui portent un grand fruit d’une forme longue, qui pend du haut des branches. Quand ce fruit est cueilli, on en ôte tout ce qui est bon à manger, et ce qui est délicieux; il reste une écorce dure, qui forme un grand creux, à-peu-près de la figure d’un luth. Cette écorce a de longs filaments durs et fermes comme des cordes qui vont d’un bout à l’autre. Ces espèces de cordes, dès qu’on les touche un peu, rendent d’elles-même tous les sons que l’on veut. On n’a qu’à prononcer le nom de l’air qu’on demande; ce nom, soufflé sur les cordes, leur imprime aussitôt cet air. Par cette harmonie, on adoucit un peu les esprits farouches et violents. Mais, malgré les charmes de la musique, ils retombent toujours dans leur humeur sombre et incompatible. »
Source : Strutt, William J. (1865), “Photography : Its History and Applications”, In The British Quarterly Review, July-Oct 1866, Vol. XLIV, London : Jackson, Walford, and Hodder, 27. Pasternoster Row, 1866, p. 348.
Source : Fénelon (1690), “Voyage Supposé en 1690”, In “Oeuvres de M. François de Salignac de la Mothe Fénelon”, Tome quatrième, Paris : Imprimerie François-Ambroise Didot, 1787, pp. 570-575.
Source : Adams, Lincoln W.L. (1901), “The Evolution of the Camera”, In Munsey’s Magazine, Aug. 1901, Vol. 25, n°5.
Source : French, Wilfred A. (1887), “A History of Photography, written as a practical guide and an introduction to its latest developments”, New York : Scovill Manufacturing Company, p. 15.
Urls : http://newspapers.rawson.lib.mi.us/chronicle/tcc1904b%20(E)/issues/12-16-1904_7.pdf (last visited ) http://www.precinemahistory.net/1650.htm (last visited )

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