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1684 __ « Method for making your thoughts known far away » — A method of discoursing at a distance : semaphor & telephone
Robert Hooke (1635-1703)
Comment : Robert Hooke wrote the first technical description of a semaphore as early as 1684. By the late 1700s, the semaphore telegraph systems, first in France, then in England. In 1794, one member of the French government hailed the new invention that made “distances between places disappear in a sense”. (Patrice Flichy, Ken Friedman.)Long-distance communication was telepathic. It is moreover noteworthy that the first technical description of a device of transmitting signals by semaphore, presented by the English astronomer Robert Hooke in 1684, was entitled "Method for making your thoughts known far away" (Gerspach, 1860). (Patrice Flichy)Optical telegraphs survived at sea, and for ship-to-shore communication, until the appearance of radio. The invention of good telescopes about 1610 made optical telegraphs possible, reducing the number of observers required along the route. The challenge was to devise a method of showing signs that could be read at the greatest distances, and rapidly changed. Although there were suggestions, and mostly impractical ones, development was surprisingly slow. Robert Hooke's telegraph of 1684 displayed one of about 30 different distinctive shapes kept hidden behind a screen. Later, in 1793-94, the brothers Chappe in France, especially the elder, Claude, worked on a means of telecommunication for a number of years. They rejected the static electricity then known, and settled on a visual telegraph. (James B. Calvert, University of Denver)Hooke (Dr. Robert), English natural philosopher who, in 1677, had succeeded Oldenburg as Secretary to the Royal Society, gives the earliest well-defined plan of telegraphic transmission, in a paper addressed to the Royal Society "showing a way how to communicate one's mind at great distances ... 40, 100, 120, etc., miles ... in as short a time almost as a man could write what he would have sent". His apparatus consisted of an elevated framework supporting an open screen, behind which were suspended as many wooden devices, or symbols, such as circles, squares, triangles, etc., as there were letters in the alphabet. In the daytime these devices were drawn up by a rope behind the screen and made visible in the open space, while during the night use was made of torches, lanterns or lights. ([...] But, what is still more singular, he had, even previous to the above-named date i. e. in 1667, alluded to the possibility of telephoning, that is, communicating sound through a wire. He thus expresses himself : " And as glasses have highly promoted )
French comment : Robert Hooke, à la fin du XVIIième siècle, exécuta et mit en pratique un télégraphe à signaux, qui peut être considéré comme le premier modèle du télégraphe aérien moderne. Robert Hooke substitua aux drapeaux et aux pavillons, dont on avait fait souvent usage, des corps opaques et de forme particulière, placés très-haut en l'air, et visibles à de grandes distances. Dans un Discours lu le 21 mars 1684, à la Société royale de Londres, Robert Hooke décrit avec beaucoup de soin l'appareil qu'il a inventé. Il insiste sur la manière de placer les stations à des distances convenables, sur le meilleur éclairage des machines, etc. Toutes ces observations dénotent un physicien habile. La machine que Robert Hooke avait construite, consistait en un large écran, c'est-à-dire une planche peinte en noir, placée au milieu d'un châssis, et élevée à une grande distance en l'air. Divers signaux, de forme particulière, étaient cachées derrière l'écran, et servaient, quand on les faisait apparaître [à l'aide d'une corde], à exprimer les lettres de l'alphabet. Quelques signaux n'exprimaient pas des lettres, mais des phrases convenues d'avance. [...] Robert Hooke entendait se servir de ce télégraphe même pendant la nuit. Mais on ne connaît pas exactement les dispositions qui lui étaient venues à l'esprit pour cette télégraphie nocturne, parce que cette partie de son mémoire manuscrit n'a pas été retrouvée intacte. Le Discours lu par Hooke à la Société royale de Londres, a été publiée dans les "Œuvres Posthumes" de ce savant. [...] (Robert Figuier, pp. 10-11)Robert Hooke substitua aux drapeaux et aux pavillons, les formes des corps opaques isolés dans l’atmosphère. On trouve dans un de ses discours qui fut lu, en 1684, à la Société Royale de Londres, des remarques sur la manière de placer les stations ; sur le plus ou moins de lumière qui éclaire les machines, suivant leurs différentes positions ; et sur la direction du rayon visuel, qui sont le résultat d’observations faites par un physicien habile. Mais la machine dont il voulut se servir, et la manière d’appliquer ses signaux aus idées, étoient très défectueuses : des planches peintes en noir, élevées au milieu d’un châssis, formoient des signaux ; elles exprimoient les lettres de l’alphabet et quelques unes des phrases nécessaires pour diriger les stationnaires dans l’exécution de leurs manœuvres. Le hissement successif de ses figures, qu’il faut attacher, hausser, baisser, détacher à chaque fois qu’on change de lettres, est fort long et fort incommode, et il paroît que Hooke n’avoit pas encore réfléchi à l’application des signes, puisqu’il ne s’étoit pas élevé au-dessus du système alphabétique. Il avoit voulu employer à peu près les mêmes moyens pour un télégraphe de nuit, mais on ne connoît pas de quelle manière il s’en servoit. Derham, éditeur des ouvrages psothumes de Hooke, dans lesquels se trouve le discours sur la télégraphie, fait observer que ce n’est pas la faute de l’éditeur, si l’on trouve de l’obscurité ou quelque chose d’inintelligible dans les explications de Hooke. Le manuscrit de l’auteur avoit des feuilles déchirées, et des pages d’une écriture illisible. C’est surtout pour le télégraphe de nuit que ces lacunes se font sentir : « Si on travaille de nuit, dit Hooke, on supplée aux caractères de bois par des flambeaux ou de forts lampions disposés dans un certain ordre, et qui, suivant qu’on les fait paroître et disparoître, représentent l’un des caractères convenus. De cette manière on peut figurer toutes les lettres posibles, très clairement et sans équivoques. L’auteur n’avoit probablement pas fait d’expériences avec son télégraphe de nuit : la planche gravée jointe à son discours indique à peu près l’ordre dans lequel il avoit le projet de placer les flambeaux et les lampions ; cette méthode seroit impraticable, les feux se confondoient ensemble, et ne formeroient aucune figure distincte, à moins qu’ils ne fussent à une distance considérable les uns des autres, ce qui seroit impossible dans son système. (Ignace U.J. Chappe, pp. 44-47)
Original excerpt : « I proposed some years since, a method of discoursing at a distance, not by sound, but by sight. I say that it is possible to convey intelligence from any one high and eminent place, to any other that lies in sight ot it, though thirty or forty miles distant, in as short a time almost as man can write what he would have sent; and as suddenly to receive an answer, as he that receives it has a mind to return it, or can write it down on paper. Nay, by the help of three, four, or more eminent places visible to each other, lying in a stright line, ‘tis possible to convey intelligence almost in a moment to twice, or thrice, or more times that distance, with as great a certainly as by writing. » (Robert Hooke, Royal Society, May 1684)
Source : Hooke, Robert, (1684), Quoted in “The Percy Anecdotes. Original and select by Sholto and Reuben Percy, Brothers of the Benedictine Monastery, Mont Benger”, Vol. VI - Science - Literature, Chapter : The Telegraph, London : Printed for T.Boys, Ludgate Hill, 1823, p. 146.
Source : Flichy, Patrice (1995), “L'innovation technique. Récents développements en sciences sociales, vers une nouvelle théorie de l'innovation”, La Découverte, Paris.
Source : Flichy, Patrice (2001), “L’imaginaire d’Internet”, La Découverte, Paris.
Source : Flichy Patrice (1993), “The Birth of Long Distance Communication. Semaphore Telegraphs in Europe (1790-1840)”. In: Réseaux, 1993, volume 1 n°1. pp. 81-101.
Source : Friedman, Ken (2003), “The Wealth and Poverty of Networks — Part Two: Intermedia and Media Convergence before the Internet”, In New Media Poetics — An International Fully Refereed e-Journal of Theory and Practice, Issue Two - Design Poetics - December 2003, Faculty of Science and Information Technology - University of Newcastle - Australia, Edited by Keith Russell.
Source : Fleury Mottelay, Paul (1922), “Bibliographical History of Electricity and Magnetism, Chronologically Arranged”, Read Books (2008), p. 143.
Source : Calvert, James B. (rev. 2009), “The Origin of the Railway Semaphore : Its evolution from the optical telegraph”, University of Denver.
Source : Figuier, Louis (1867), "Les Merveilles de la Sciences ou Description des Inventions Moderne", Paris: Fume, Jouvet et Cie (Eds).
Source : Chappe, Ignace Urbain J. (1824), "Histoire de la Télégraphie", Paris : chez l'auteur.
Urls : http://www.newcastle.edu.au/group/poetics/issue-02/ken-2.htm (last visited ) http://www.infoamerica.org/documentos_pdf/flichy4.pdf (last visited ) http://mysite.du.edu/~jcalvert/railway/semaphor/semhist.htm (last visited ) http://mysite.du.edu/~jcalvert/ (last visited ) http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/reso_0969-9864_1993_num_1_1_3272 (last visited )

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