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1660 __ « Hudibras »
Samuel Butler (1612-1680)
Comment : Hudibras was written between 1660 and 1680 and is a satire on the Cromwellians and on the Presbyterian church written by a confirmed Royalist and Anglican. Hudibras, a colonel in the Cromwellian army, is involved in various comic misadventures and is shown to be stupid, greedy and dishonest. The poem is very well written in Chaucerian couplets and was popular for about 150 years, as long as its political attitudes were also popular. The Nineteenth Century saw the re-invention of Cromwell in the popular imagination from usurper and tyrant to heroic upholder of English freedom, and Hudibras was out. (Compiled from various sources)
French comment : “Hudibras: Poëme ecrit dans le tems des troubles d'Angleterre” est un faux poème héroïque du XVIIe siècle écrit par Samuel Butler (1612-1680). L'œuvre est une parodie et une satire visant principalement le puritanisme, les presbytériens ainsi que certaines autres factions impliquées dans la Première révolution anglaise. L'histoire, dans la plus pure tradition de Don Quichotte, est celle de Sir Hudibras, un chevalier errant décrit avec une emphase si élogieuse et appliquée si lourdement que l'on touche aux confins de l'absurde, et que la personnalité sournoise et arrogante du personnage devient aisément visible. Hudibras est notamment vanté pour sa maîtrise de la logique, alors qu'il ne cesse de faire preuve de sa stupidité. Mais surtout, c'est sa ferveur religieuse qui fait l'objet des plus vives attaques. Son écuyer, Ralpho, partage avec lui certains points communs mais ne prétend pas apprendre tout ce qu'il y a à apprendre à travers sa seule religion, qu'il appelle "nouvelle-lumière" (new-light). (Compiled from various sources)."Il y a un poème anglais difficile à faire connaître aux étrangers; il s’appelle "Hudibras". C’est un ouvrage tout comique, et cependant le sujet est la guerre civile du temps de Cromwell. Ce qui a fait verser tant de sang et tant de larmes a produit un poème qui force le lecteur le plus sérieux à rire; on trouve un exemple de ce contraste dans notre "Satyre Ménippée". [...] Le poème d’"Hudibras", dont je vous parle, semble être un composé de la "Satyre Ménippée" et de "Don Quichotte"; il a sur eux l’avantage des vers. Il a celui de l’esprit: la "Satyre Ménippée" n’en approche pas; elle n’est qu’un ouvrage très médiocre; mais à force d’esprit l’auteur d’"Hudibras" a trouvé le secret d’être fort au-dessous de "Don Quichotte". Le goût, la naïveté, l’art de narrer, celui de bien entremêler les aventures, celui de ne rien prodiguer, valent bien mieux que de l’esprit aussi "Don Quichotte" est lu de toutes les nations, et "Hudibras" n’est lu que des Anglais. (Montaigne, "LETTRE XXII. SUR M. POPE ET QUELQUES AUTRES POÈTES FAMEUX", In "LETTRES PHILOSOPHIQUES", 1733).
Original excerpt 1 : « All which he understood by rote, And, as occasion serv'd, would quote; No matter whether right or wrong, They might be either said or sung. His notions fitted things so well, That which was which he could not tell; But oftentimes mistook th' one For th' other, as great clerks have done. He could reduce all things to acts, And knew their natures by abstracts; Where entity and quiddity, The ghosts of defunct bodies fly; Where truth in person does appear, Like words congeal'd in northern air [Note by Butler : Like words congeal'd, etc. Some report in Nova Zembla, and Greenland, mens' words are wont to be frozen in the air, and at the thaw may heard.]. He knew what's what, and that's as high As metaphysic wit can fly; In school-divinity as able As he that hight, Irrefragable; A second THOMAS, or, at once, To name them all, another DUNCE: Profound in all the Nominal And Real ways, beyond them all: For he a rope of sand cou'd twist As tough as learned SORBONIST; And weave fine cobwebs, fit for skull That's empty when the moon is full; Such as take lodgings in a head That's to be let unfurnished. »
French translated excerpt 2 : « Comme quarante, il en savait. Aussi loin que parole allait; Cotant tout cela par routine , Tout comme, ou mieux, qu'une machine; Et son jargon était noté. Pour être dit, ou bien chanté. Si bien les choses aux idées Dans sa tête étaient adaptées, Que l'un pour l'autre bien souvent il prenait, comme maint savant. A des faits réduisait les choses , Et par abstraits faisait leurs gloses; Savait où va la quiddité , Des corps morts l'arae, et l'entité; Où la vérité se décèle , Comme un mot gelé, qui dégèle. Distinguait ceci de cela, Métaphysique en reste là. Avec succès ce grand génie S'exerçait en théologie Comme Thomas d'Aquin et plus, C'était un second Duns Scotus ; Dans les nominaux, ainsi comme Dans les réaux, le plus grand homme. De sable une corde il tordait Mieux que le sorbonniste adroit. Filait des toiles d'araignées, Meubles pour têtes mal timbrées, Vides quand la lune est au plein, Comme maison pour qui l'on craint. » (Transl. in French by J. TOWNELEY, 1819)
Source : Butler, Samuel (1660-1680), "Hudibras", Vol. 1, London : John Murray (1835), Canto I : 135-162.
Source : Butler Samuel (1660-1680), “HUDIBRAS, POEME DE SAMUEL BUTLER, ÉCRIT PENTDANT LES GUERRES CIVILES D'ANGLETERRE, ET TRADUIT EN VERS FRANÇAIS PAR J. TOWNELEY, bilingue, Paris : Jombert, 1819, pp. 14-17.
Urls : http://infomotions.com/etexts/gutenberg/dirs/etext04/hdbrs10.htm (last visited ) http://www.exclassics.com/hudibras/hbcnts.htm (last visited ) http://www.voltaire-integral.com/Html/22/11_Lettre_22.html (last visited ) http://www.archive.org/stream/hudibraspome01butl/hudibraspome01butl_djvu.txt (last visited )

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