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1656 __ « Itinerarium extaticum s. opificium coeleste »''' (or « Iter Extaticum ») (Ecstatic Voyage to the Moon and Planets » — or Ecstatic Journey)
Athanasius Kircher (1608-1680)
Comment : In 1656, at the urging of his colleague Gaspar Schott, he published a dialogue on cosmology, “Itinerarium Extaticum Coeleste”, in which he presented an universe composed of four elements rather than five, where the crystalline spheres of Aristotle were shown not to exist, and where the region of the fixed stars was so immense that it could be regarded as infinite except in the mind of God. Although Kircher carefully presented these arguments as revelations in a dream, the book excited immediate controversy within the order. (. (Rowland, Ingrid D., “Athanasius Kircher and The Musaeum Kircherianum”)
French comment : Comment, après avoir entendu un concert donné par trois luthistes, Kircher fut transporté en une voyage extatique à travers les sphères des planètes. (Compiled from various sources)“Itinerarium exstaticum, quo mundi opificium...etc., exponitur ar veritatem” (Voyage extatique céleste, où l'on contemple l'admirable mécanisme du monde, la nature, les forces, les propriétés, la structure et la composition des astres fixes et errants, depuis le globe infime de la Terre jusqu'aux confins du Monde), Rome, 1656.Theodidactus (c'est le nom du voyageur) représente le Père Kircher à l'état d'esprit,.car il dit expressément qu'il voyage en cet état ;.Cosmiel est un génie fort heureusement nommé, qui se charge de conduire le néophyte dans toutes les parties du monde céleste, "depuis le globe terrestre jusqu'aux derniers confins de l'univers étoilé", qui lui lève toutes les difficultés de la route et lui explique tous les mystères de ce monde inexploré. Ils commencent par la Lune et terminent à Saturne leur excursion planétaire; de là ils se rendent au Firmament, et c'est en ce lieu que se clôt le premier dialogue. Le second est une théorie cosmothéologique sur la création du Monde, l'harmonie des globes, la destinée des cieux : « Afin que rien ne manque à cet ouvrage sur la constitution du Monde, il est traité dans la seconde partie : de la divine Providence et de son action, du ciel Empyrée, de l'espace imaginaire, de la fin du Monde, des abimes cachés des desseins de Dieu et de l'excellence de la foi catholique ; le tout à la plus grande gloire de Dieu et de sa Mère, et au salut du prochain. Bonjour, lecteur, et porte-toi bien » (traduction littérale). Le jour où Théodidactus fut ravi en extase, un délicieux concert versait l'enivrement dans son être, l'enveloppant de mystérieuses langueurs. L'effet de cette suave mélodie fut si puissant que l'âme ne put rester plus longtemps prisonnière dans sa prosaïque prison corporelle. Des images fantastiques et saisissantes rayonnèrent aux-dessus d'elle, elle s'envola comme d'un sommeil et se trouva dans le vide d'un monde inconnu. Mais bientôt un homme d'un aspect insolite marcha vers elle; sa tête et sa face rayonnaient, ses yeux brillaient comme des charbons ardents ; ses vêtements exotiques n'étaient d'aucune forme connue ; des ailes vastes et respendlissantes lui étaient données ; ses pieds et ses mains surpassaient la beauté des pierres précieuses ; dans sa droite il portait une sphère où l'on voyait des astres errants, des sphères colorées. A l'aspect de cet être étrange, Théodidactus tremble, ses cheveux se dressent sur sa tête, sa voix s'arrête dans son gosier : "Vox faucibus hœsit" (l'auteur connaît son Virgile). Mais de la voix la plus suave qui soit au Monde : "Lève-toi, ne crains rien, Théodidactus ; voici que tes désirs sont exaucés et que je te suis envoyé afin de te révéler la splendeur et la majesté du Dieu tout-puissant, autant du moins que cela peut être permis aux êtres mortels. Mon nom est Cosmiel, ministre du Très-Haut et génie du Monde : mon auréole sacrée représente la gloire des chérubins, mes yeux enflammés sont les illuminations célestes, la sphère que je porte d'une main est le symbole du monde sidéral, la balance que je tiens de l'autre est celui des lois divines. Viens, mon fils, le chemin du ciel nous est ouvert, voici la majesté du créateur et la magnificence de la créature : viens, mon fils !". (Camille Flammarion, pp. 396-398)[. (Dans “Ars Magna Lucis et Umbra” “Cryptographia Catoptrica”; note de lecteur dans le livre de Ignace Chappe, p. 39], Kircher voulut aussi employer les rayons réfléchis de la lune et du soleil pour établir une correspondance télégraphique. Son )
Source : Cypess, Rebecca (2010), ""Esprimere la voce humana": Connections between Vocal and Instrumental Music by Italian Composers of the Early Seventeenth Century", In Journal of Musicology, Spring 2010, Vol. 27, No. 2, Pages 181–223.
Source : Flammarion, Camille (1865), "Les mondes imaginaires et les mondes réels", Paris : Didier et Cie, Libraires-éditeurs, p. 52.
Source : Chappe, Ignace Urbain J. (1824), "Histoire de la Télégraphie", Paris : chez l'auteur.
Urls : http://www.humanistart.net/kircher_idr/kircher.htm (last visited )

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